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Quand je ne veux pas, je ne fais
pas! (blog)
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borrowed from
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2006/09/12/2666442.html
12 septembre 2006
Diamanda Galas, hier soir...
Le Théâtre du Gymnase, lundi 11 septembre, 20h30
: les freaks parisiens sont de sortie, réunis en une foule à dominante
noir corbeau-goth. On s'est fait beau ou belle, parfois les deux,
pour venir écouter Son Altesse Diamanda Galas. Le spectacle sera
effectivement aussi dans la salle. 21h30 : la diva entre en scène,
droite, fière, altière. Le premier titre, "My world is empty",
donne le ton. Ce sera sombre, classieux et classique. La Galas ne
fait qu'un avec son piano noir, dans le silence impressionnant que
lui ménage son public pendant les morceaux ; public qui en revanche
se déchaîne en vivas hurlés à chaque intermède. Silences respectueux
mais également concentrés : chacun sait qu'il assiste à une expérience,
une performance musicale et vocale rare. Titres personnels et reprises
blues s'enchaînent ; en anglais, en italien (ah, cette mise en musique
de "La Supplica a mi madre" de Pasolini !), en grec peut-être
parfois, jusqu'à la reprise glaciale en marche funèbre terrorisante
du "Padam Padam" d'Édith Piaf... Diamanda Galas est une
artiste vocale sans équivalent, mais c'est aussi une grande professionnelle
de la scène :
sans doute trop... À force de froideur, on ressent une distance
énorme avec le public, et lorsqu'enfin elle se permet une complicité
trop fugace avec lui, on se prend à penser que le concert aurait
été parfait si elle avait osé dès le début. Un détail critique et
purement personnel, qui n'entachera en rien une soirée exceptionnel
qui se terminera sur des rappels sublimes : "Let my people
go" et "Why don't you do right ?"
Merci, Madame.
Posté par franckq123
Le Théâtre du Gymnase on Monday,
September 11th, 8:30PM: Parisian freaks are out, a reunited raven-haired
mob of Goths. They’ve become handsome or beautiful (sometimes both) to
come to listen to Her Highness Diamanda Galás. The show begins at 9:30
PM. The diva enters—upright, proud, haughty.
The first song, “My World is Empty Without You” sets the tone: It is
dark, classy and classic. Galás is one with her black piano; the
impressive silence she commands as she performs is a counterpoint to the
raging applause during every intermezzo. Respectful, but also,
concentrated silences: each audience member knows that he or she is
witnessing a rare musical and vocal performance experience.
Original compositions, blues and other renditions weave together; in
English, in Italian (as in Pasolini’s “La Supplica a mi Madre”); in
Greek at times—up to the funerary march and glacial terrorist rendition
of Édith Piaf’s “Padam Padam”. Diamanda Galás is an unparalleled vocal
artist and a colossal stage professional: sometimes too much.
Through force of coldness, one felt a huge distance from her—yet when
finally witnessing her fleeting interactions one realized that the
concert would’ve been better if she had dared to do so from the
beginning. This is a critical and purely personal detail, of course,
which in no way taints a night which ended with sublime encores: “Let My
People Go” and “Why Don’t You Do Right?”
Merci madame.
Translation by Charlie Vasquez
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